Littinéraires viniques » POÈMES EXACERBÉS …

TA HANCHE, HUMIDE DE MA JOUE ….

Dans le creux de ta hanche,

Le grand tournesol

De ma vie folle,

Dans l’ombre de ta hanche…

—-

Dans le creux de ta hanche,

Mes nuits passées

A te rêver,

Dans le grain de ta hanche…

—-

Dans le creux de tes hanches,

Mes mains serrées

Comme des crochets,

Dans le deuil de tes hanches…

—-

Dans les creux de ta hanche,

Coulent les larmes floues

D’un oiseau fou,

Dans les plumes de ta hanche…

—-

Dans le creux de tes hanches,

La bile verte,

D’une vie qui se vomit,

Dans le linceul de tes hanches…

—-

Dans le creux de ta hanche,

Les humeurs tièdes

Des amours blettes

Dans le spasme de ta hanche…

—-

Dans le creux de ta hanche,

Mon lent désir,

Comme un zéphyr,

Sur la peau de ta hanche…

—-

Dans le creux de ta hanche,

La pente douce

Des pamplemousses,

Dans le val de tes hanches…

—-

Dans le creux de ta hanche,

Les grains qui coulent

Comme une semoule

Dans le creuset de ta hanche…

—-

Dans le creux de tes hanches,

Les sanglots lourds

D’un amour fou,

Dans le calice de tes hanches…

—-

Dans le creux de tes hanches,

Les eaux fortes

Des amours mortes,

Dans la coupe de tes hanches…

—-

Mon coeur se vide

Entre tes hanches,

Dans la nuit blanche…

A l’abri de tes hanches…

—-

Dans le creux…

Au fond de…

Dans..

MORDU A MORT …

Le matin s’est levé

Et moi aussi,

Embrumé

Comme lui.

Nuit agitée,

Kébab coincé

Dans le gosier,

Qui ne veut pas descendre,

Quand la brume

Ne peut pas dissiper

Le temps

Gluant,

Qui s’accroche

A mes dents …

Je n’en peux plus,

D’attendre,

Que le soleil charnu

Se lève au ciel tendre,

Quand je sens

Mes forces se vider,

Mon âme hurler,

Qu’il est temps,

De mordre,

A pleine mâchoire,

Cette corde maudite,

Ce lien d’araldite,

Qui me serre

Le cou …

Envole toi,

Laisse les oies

Capiteuses

Du capitole,

Cacarder

Au ciel d’azur,

En flèches folles,

Aveugles, et ivres

D’anciennes amours,

Ô toi ma pure,

Lâche la troupe

Qui te tient

La croupe.

Fuckin’ Proserpine … !

Oublie le chat taiseux,

Pelotonné en boule,

Comme une sale goule,

Sur tes pieds glacés.

Arrache toi Lilou aux pièges,

Aux arpèges,

Qui glissent,

Comme des cerises,

Vides et mortes,

Tout le long

De ton cou.

Mord la vie,

Qui te sourit,

Un bon coup …

Le temps comme une valse

Triste et lente,

Tire sa révérence,

Sur les formes rondes,

Les queues et les arondes,

De mon violon chenu.

Et coule les eaux grasses

Des temps révolus,

Je souris et je ris,

Quand les secondes lasses,

Les heures salaces,

Tracent, infâmes limaces,

Leur chemin tordu,

Sur mes chairs corrompues …

Fuckin’ Proserpine,

Tes aigues-marines,

Ta bouche amandine,

M’ont mordu à mort,

Très fort.

A TOUT JAMAIS …

Venusopulente,

Lasseetpurulente,

Auxcerisesjuteuses,

Quicraquentsousmadent

Jet’aimetantalanguie,

Rêveusecruellequel’absenceexaspère,

Quimelaisseausilencedemesfouguesinutiles.

Atrocefoutrasseauculdargentsali,

Jeteconchiemonamourtrèstropchéri,

Danslabouelagadouedetesdésirsmuets,

Jemeroulemafangeadorée.

Tuleforcesàsemouillerleglandsurlesportesdetaportetrempée,

Tutesêchespourqu’ilsentebientesparoisderoseéclatée,

Tuserresàmortmabitentretescuisses,

Serreatonculaussisalopeextasiée

Yeuxfousécumantedelaboucheetducul,

Pendantquemesdoigtssontgrasdetamouillequibafouillesachanson

Prendsmoitoutaufond.

Derrièretoitamainserremabite

Quisétrangleetquicriesanglotedeslarmesd’opale.

Arrêtetortureatrocemanquecruelragej’écume,

Désirlavebrûlantecoeurenfeubitesurtabouche,

Quilèchelesdoigtsquitournentsurtamoulehurlante,

Oùkaoùkakaoùkaoùkanoùjamaisjamais,

Jaimeraisqueouifaischiertoimadure,

Enviedesaloperiesavectoiquiritdemesmotssalis,

Tufaistaputeauxyeuxhardis,

Sourireéquivoquegestesosésboucherouge,

Provoquemoiavectesyeuxtesseinstabouchetamoule,

Quiroulesouslahouletonculquiondulesousmonnez …

Ronron

C’est bon,

Lilou

C’est tout

Doux,

Au fond

De ton trou.

Où ma peine

Hiberne,

A tout jamais …

LE MONT PELÉ …

 

 

Pouvoir,

Vouloir,

Surseoir,

Tanguer,

Hésiter,

Sauter

Pieds joints,

Dépoitraillée,

Franchir,

Blêmir,

Paupières crispées,

Glisser

Dans les eaux

Froides,

Agitées,

De l’aventure

Évitée.

Sourire …

Sur les sentiers

Désolés

Des espaces

Inconnus,

Elle s’en va,

Tralala,

Joyeuse,

Inquiète,

Le regard

Encore tourné

De l’autre côté,

Ne sachant plus

Quel sein

Donner.

Cambrée,

Mouillée,

Givrée,

Désolée

l’âme au coeur …

Il y aura

Des roses

Dépareillées,

Aux pétales

Tourmentés,

Des chiens

Furieux,

Aux crocs

Sanguinolents

Qui croqueront

Tes chairs

A pleines dents,

Bavants

Hurlants,

Aux yeux,

Injectés

De sang.

Des doigts

De soie,

Sur ta peau

Hérissée,

Affolée,

Électrisée.

Dans ta bouche

Entrebâillée,

Ils glisseront,

Curieux,

Prendront

Ta langue,

Ta voix,

Tes mots,

Rouges

Comme des flambeaux,

Au vent joyeux,

De tes yeux

Amoureux …

Tu oublieras,

Qui tu es,

Deviendras

Ce que tu

N’es plus,

Chapeau pointu,

Ne seras plus,

Femme folle,

Ouverte

Au gland

Précieux

Qui te,

Oui, qui te,

Fera oublier,

Qui tu as,

Remords

Moi encore,

Crucifié …

Au moins sais-tu,

Boule de pus,

Ne plus puruler.

Que vouloir

Tout avoir,

Ne pas choisir,

Ne pas laisser

Ton cœur

Flotter,

Laisse

Ton âme

Pourrir,

Ta chair

Noircir,

Ton cœur

Blêmir ?

Sous tes oripeaux,

Asticots,

Cafards

Et regrets,

Dévorent

Ta vie.

D’un geste

Lent,

Au rond

De ton flanc,

L’aiguille

Effilée,

S’est enfoncée,

Souffle

Glacé,

D’un geste,

Désespérée

Elle t’a

Crevée.

Tes chairs

Tuméfiées

Hurlent

A la nuit,

Le chant

Sanglant

De mon

Gland

Exsudant …

Sur le sommet

Du mont

Pelé

Me suis

Décomposé,

Le temps

Me tue,

Pauvre

Sangsue.

L’éclat

Des vers

Ensanglante

Ma vie,

Aigues-marines

Perfides,

Languides,

Rêvées

Que les diables

Vous prennent

A tout jamais …

CROQUE-COUILLES …

Tu pleures

Les larmes

De ma vie.

De tes yeux

Chargés

Coulent

Les eaux

Claires

De l’amour,

Que nul, jamais,

N’imaginera,

Même.

Pauvres blêmes !

Mon poème.

D’entre

Tes cuisses

Qui palpitent,

Sourdes,

Lourdes

Et si pâles,

Le ru d’amour

Glisse.

Au long

Des collines

De sable blanc,

Il irrigue

L’âme

Égarée

Au fin fond

Des déserts,

De cette vie

Sans goût

Tu me rends fou

Ma Lou …

Croque-couilles,

Folle rouille,

Douce crapouille

Tu enchantes

Mes reins,

Qui d’airain

Ne sont,

Mais de balsa.

Ma falbalas

Fragile,

Sois douce,

Et ne me brise,

Quand tu frises

Au-dessus de moi.

Mon amazone

Aux seins

De lait,

Infiniment,

S’il te plaît,

Mon amande,

Mon lait.

Accroche

Au pommeau

De ma selle

Les étoiles

Sales

De tes yeux

Heureux.

Divague,

Balance,

Que ma lance,

Rougie

Au feu

Des enfers,

T’élance

Jusqu’aux embruns

De la vague.

Caresse

Mon flanc

De tes doigts blancs …

Ma dingue,

Ma cradingue

Aux doigts

Saignants,

Plonge

Dans ma bouche,

Tes rêves louches

Et tes élans.

Je fesse

La rose

De tes fesses.

Drôlesse,

Tu balances

Ta crinière

A tous les vents.

Les onguents

D’orient

Apaisent

La flamme

Qui rougit

La soie

De ton cul

Juste meurtri.

Sans un cri.

Rires légers,

Baisers mouillés …

Que de plaisirs

Sous les draps embellis

Du désir.

Zéphyrs,

Pierres taillées

Aux ailes

Déployées …

Ailes d’anges,

Ma mésange,

Vole,

Ne désole plus,

Ma vie.

Baise moi,

Poésie.

PAUVRE SERIN …

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Dans la nuit de La De.

Illustration Brigitte de Lanfranchi, texte Christian Bétourné  – ©Tous droits réservés.

—–

Disparue

La brioche

Dorée

Qui hante

Mes nuits

Comme un souci …

—–

Absente

Sous mes doigts,

Simple brume,

Vision,

Tension,

Désirs,

Soupirs …

—–

Aimer,

L’enduire,

Encore,

Toujours.

Baiser

Sa tendre

Peau frissonnante …

—–

Le cœur

En sang,

Le souffle absent,

La main figée,

Dans les cendres

De mes nuits …

——

Je bêle

En vain,

Pauvre lutin.

Ma belle catin,

Tu n’es pas là,

N’ai plus de voix,

T’appelle en vain …

—–

Pauvre serin,

Loin de ton sein.

A mort

La Maure,

Amour

A rebours,

Fracasse moi

Envahis moi.

—–

Je suis la croix …

MON ULTRA …

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Illustration Brigitte de Lanfranchi, texte Christian Bétourné  – ©Tous droits réservés.

—–

Je t’aimerais

Mon ultra

Salope,

Je serais ton

Foutraque

Lumineux.

Enfoncé

Dans ton cul,

A te sentir

Vibrer

Comme

Ma cloche

Fêlée.

A pleurer

Pour que ça dure

Et reste

Longtemps,

Infiniment,

Dur …

—–

 Dans tes yeux

Innocents

Au regard

Ambigu,

Je verrais se lever

Les désirs

Inconnus

Qui durcissent

Tes seins

Et enflamment

Ton cul.

Tu seras

Ma loche,

Mon ultime,

Qui s’accroche,

Qui dévore,

Incorpore,

Crache,

Ma bravache,

Ma cravache,

Ma baveuse

Extasiée,

Mon diamant

Ciselé …

—–

 Ton nez

De furet

Curieux

Furieux,

Baveux,

Promènera

Partout,

Renifleras

Comme une folle

Les odeurs

Fortes

De mes viandes,

Mes purulences

Parfumées.

Tes joues

Caresseront

Ma hampe

Au bord

Des crampes,

Et tu m’engloutiras

D’un coup,

Jusqu’aux genoux …

 —–

 Entre tes seins

Gonflés,

Tu poliras

L’épée

De mon envie,

Durcie.

A gestes

Répétés

Tu la feras

Flamber.

Mon cœur,

Amour,

A mort,

Tu m’emmènes

Chanter,

Hurler,

Pleurer,

Jurer,

A jamais …

—–

 Toi la

Sorcière

Aux charmes

Déployés,

Ton cul,

Mon papillon,

A déclenché

La poudre,

Qui sur ta peau

Transie,

Laisse des traces

Lourdes,

Dont d’une main

Émue

Tu tartines

Ton cul,

A le faire luire

Comme

Un phare

Dans la nuit.

Giclées

Beurrées …

—–

 Ma ronde

De minuit.

Tes escarpins

Si fins,

Allongée

Sur le lit,

Tes yeux

De félin,

Ton sourire

Comblé,

Ton vagin

Purpurin,

Dévasté,

Conque

A bout

De souffle,

Comme une chaloupe

Tes hanches.

Je calanche …

—–

 Amour.

SUR LA PIERRE DURE …

A la cime

S’en aller,

Oser

Grimper,

S’accrocher,

Glisser,

Se redresser,

Jarrets crispés,

Tendons

A se rompre,

Je saigne,

Ma musaraigne,

Tu règnes.

Quand s’estompent

Mon espoir,

Ma gloire

Et ma rime

Je frime,

Et me blesse,

Aux éboulis …

Sur la falaise,

Suspendu,

Comme un presque

Pendu,

Le vent,

A mes oreilles,

M’entends

Tu ?

Toi qui sommeilles

Au creux

Des bras

Rugueux,

Musculeux,

De l’être cher,

Qui caresse

Tes chairs

Disparues.

Ventre velu,

Torse

Tendu,

Il t’as crochée

Au ventre,

Blessée,

Tu es perdue …

Ciguë,

Tu me tues,

Me désespères,

M’exaspères

Le soir venu.

Quand à la fraîche,

Pauvre ventrèche,

Mes ongles,

Ma ronde

Gironde,

Griffent

Les draps.

Ma soie,

Où que tu sois,

Je sens ton souffle

Qui court,

Lourd

D’amour,

Sur les eaux

Blanches,

De tes soupirs.

Délires,

Ma voix

Pâlit,

Mon cœur durcit,

Pauvre Mowgli,

Sur sa branche,

Calanche.

Opale ternie …

La Gironde

Gronde,

A l’estuaire,

Le courant,

L’onde,

Roule

Son flot

Puissant.

Fou de

Bassan.

Bassin,

Crachin,

Tu tangues,

Comme la barque,

Aux Parques,

De ton lit.

Le roulis,

T’éblouit,

Il débarque,

Et t’enduis.

Le ciel d’azur,

Fille si pure,

Dore tes mèches,

Et tu souris.

Reine comblée,

Amour gelé …

Sur la pierre dure

Du sommet,

Un faucon

S’est posé,

Déplumé …

Rien n’y fera,

Tu n’es pas là.

QUE NULLE NE GOBE …

Désert de Gobi,

Que nulle ne gobe,

Quand j’aimerais tant,

Ton corps pesant,

Assis, sur

Le rebord

De la fenêtre,

A regarder

Mes yeux,

Si lumineux,

Devant

Ta main ardente,

Qui bafouille

De plaisir …

  —–

Cavale

Démoniaque,

Dressée

Sur tes

Ergots fumants,

Tu cries

Et tu tempêtes.

Te souris

Tendrement,

Diable fumant.

Le calumet dressé

Vers ton autel

Profane,

Tu fulmines

En bavant …

  —–

Défroqué,

Prêtre fou

De tes charmes

Envoûtants,

Je donne

A ta bouche

Qui supplie,

La plus belle

Des hosties,

Qui croque,

Puis fond,

Sous ta dent …

 —- 

Ta langue,

Papilles dressées,

Turgides,

Quasi exsangues,

Tant le rouge

Est à ton front,

Délicate

Et gourmande,

Se régale,

De l’obélisque

Tendre,

Qu’elle enroule

Comme à Memphis,

L’offrande

Tendre …

 —– 

 J’étais à l’Esplanade

Un invalide,

Place Vendôme,

Tu m’as entraîné,

Dressé,

Roide

Décompressé.

Mât du cirque

Des amours folles,

Mât de cocagne

Des désirs

Exacerbés.

Ma reine,

Néfertiti

En majesté …

 —–

A me prendre

Et me reprendre

Encore,

Tu t’es évertuée.

Pressé,

Vidé,

Anéanti,

Jusqu’à l’épinière

Tu m’a pris.

Donné, je t’ai

Coeur éclaté

Reins brisés,

Âme ravie …

 —– 

Lapis

Lazuli,

Mon cœur,

Ma vie …

TU ES L’ORAGE …

Tu es la fleur

De ma peau,

Je suis la peau

De ta fleur.

Malheur …

—–

Pourtant,

Tu es l’orage

Qui ravage

Ma vie,

Mais n’éclate

Jamais …

—–

Rien ne bouge,

Pas un doigt,

Seule la fleur

Dépérit

Et se noie …

—–

Sur la route

Qui s’en va

Là-bas, si loin,

Qu’elle n’a pas

De bout.

Pérou …

—–

A nager

Sous les eaux,

A croire

A tes nageoires,

Atrophiées …

—–

Tapis Persan,

Dolent,

S’y allonger

Soudés.

Où êtes-vous,

Ma Lou.

Emmiellerais,

Je vous …

—–

Brassage

Si doux,

Manger

Votre,

Aimerais,

Lait

Coagulé …

—–

Flancs

Caressés,

Griffés

Brûlés,

Langue

Mordue …

—–

Laine

Tressée,

Poires

Pressées,

Fesses

Ventouse,

Sur ta pelouse,

Comme une bouse,

Étalée …

—–

Cri

Éclaté,

Quartz

Fendu,

Quark

Ventru,

Iris,

Lapis

Tordu …

—–

Viens t-en

Aimer,

Jade

Maussade,

Aigue

Aigre

Du temps

Perdu …

—–

Osmose,

Ma lose,

Ose,

Repose,

Murène

Trop pleine,

Loss,

Mon os,

Entraperçu …

—–

Obsidienne

Ma chienne.