Littinéraires viniques » POÈMES EXACERBÉS …

CASSE, TOI QUI CASSE …

Casse le cœur

Des couilles,

Casse les couilles

Du cœur,

Lâche,

Fugace,

Rapace.

Peureuse,

Dévoreuse

Radieuse,

Petit cœur,

Bonheur,

Balance

Ta pulpe

Grasse,

Mielleuse,

Sur la rose

Fanée.

Hardeuse

Heureuse

J’aime

Ta gemme

Inexplorée.

Rêve

D’orfèvre,

De perle

Enchâssée,

Brisée …

 

 

 

Lance,

Brillante,

Ta fiente,

Agace,

Perce

Ta fente,

Ta mousse,

Éteint

Les globes,

Laisse

Ta robe,

Tes orbes

Se pâmer.

Au vent léger,

Tu es allée,

Désagrégée.

Te pendre

Au cou brisé

D’un amour

Hésitant,

Que porte le vent

Léger

Sous ta jupe,

Parachute,

Envolée.

Ma grâce,

Tu m’as,

Grognasse,

Déglingué…

 

 

 

Vorace,

Tu m’as

Exaspéré.

Pablo Casals,

Laisse aller

Ton archet,

Sa gomme

Arabique

L’a révulsée.

Brisée,

Elle s’est donnée,

Écartelée,

Aux coups furieux,

Sulfureux,

Dorés,

Et répétés,

De ses ardeurs

Renouvelées,

Tu as crié,

Adoré,

Ce jour

Maudit.

Et tu renies

Hésites,

Marrie,

A me consoler.

Le souvenir,

Menhir

Sanglant,

Te plaît…

 

 

 

 Dans la nuit,

Chouette,

Il t’a faite

Hululer.

Entre les étoiles

Scintillantes,

Il t’a emportée.

Moribonde,

Tu as bramé.

Tu cries

Au ciel,

A la voûte

Étoilée,

Ta peine

Ultime,

Qui sourd

De la pine

Sacrée,

Des espoirs

Inexplorés.

Le seuil,

Cercueil

De ta vie

Rêvée,

Jamais,

Tu n’oseras

Passer …

 

 

 

Livide,

Déchu,

J’erre,

A demi nu.

Excalibur,

Si dure,

Pure,

Épée d’acier

Trempé,

Découpe,

La loupe,

Défonce

La houppe,

Remplis

La soute,

Vide

Tes flancs,

Plonge,

Crève

Les flots

Blancs,

Allège

Le cœur

De tes amants.

Rutile,

Nubile,

Fée

Dépecée.

Jamais.

Rubis,

Paradis

Souris …

 

 

 Casse,

Toi qui casse,

Enlace

Moi.

JULES CASÉ …

Laqué,

Comme,

Un canard,

Sur le chinois,

Coule

Le jus,

Il brille

Et palpite,

Sous la braise

Qui l’ambre …

—–

A feu doux,

Il fond

Comme,

Une gomme

Fluide.

Une bougie

De cire

Chaude,

Elle Coule

Comme

Un cierge

Maudit …

—–

Sur le tabernacle

Profane

Qui luit,

Gras

De plaisir.

Dans l’ombre

Propice,

Et ne résiste pas

A l’oeil

Torve …

—–

A sa morve

Translucide,

Qui brille,

Sous la lune

Exorbitée.

L’astre

D’albâtre,

Cyclope

Énucléé,

Baille,

Pleure

Et quémande …

—–

La goutte

D’or blanc,

Dernière,

Issue

De l’amant

Dont la moelle

Epinière

Sourd

De son gland

Branlant,

Dodelinant,

Après

Que sa charge,

Il a jeté …

—–

Dans le rail

Profond

Qui va

De la fesse

Au con,

Il défaille,

Tressaille,

S’englue

Tout près

Du cul …

—–

Canyon,

Arizona,

Barbe

A papa,

Délices,

Réglisse,

Il glisse,

Velu,

Repu,

Glandu …

—–

Impavide

La lune

Se vide

De son plaisir

Hurlant.

Fusion,

Métal,

Faïence

Fessue

Fondue.

Défaillance

Or blanc …

—–

Jules

Hulule,

Brûle,

Et se vide,

De ses humeurs

Musquées,

A pleurer.

MA CATIN …

Sous la caresse

Du vent,

La chair rosée

De l’odalisque

Au repos

Frémit.

Sous les dentelles,

Resserrés,

Ses oblongs

Tressaillent,

Son ventre

Baille.

Désir,

Soupir

Rouge …

Sur son ventre,

Sa main

Repose.

Demain

Je tiendrai

Son sein,

M’y fondrai

Comme rosée

Au pré.

Caresserai

Le giron

Rond,

Ombilic,

Te pique,

A coup

De dents

Humides …

Tombé

Dans la vallée

Cachée,

Centre des

Rêves

Éveillés,

Des plongées

Profondes

Vers l’autre

Monde.

Perdre

Le souffle,

Boire

A la source

De ma vie.

Au fond

De ce puits

Clair

Ton regard

Hagard

Quand je.

Offrande.

Chaude …

Jambes

serrées

Autour

De la taille

Cambrée,

Le dard

Travaille

Si tard.

Creuse

Dans ta chair

De multiples

Éclairs

Violets.

Fouaille,

Tenaille,

Broussaille.

Éclairs

Gelés,

Corps

Liquéfiés.

Parfums

De rose

Éclatée …

Sur l’aine

Perlée,

Qui court

Sur ton flanc,

Je dépose,

Crémeux,

Des larmes

De ce lait

Brûlant,

Qui sourd

De mes reins.

Ma reine,

Ma peine,

Ma laine

Brossée.

L’aigrefin

Et sa catin.

Flamboyante

Tremblante

Énamourée …

Comme

Mon Amour

Irradiant

Entre

Tes fesses,

Hurlant,

Quand tu

Enfournes

Le gland

De ton amant

Deshérent ,

Te tords,

Me mords.

Serpent

Errant.

Diamant

Étincelant …

Allongé
Sur le flanc
Je regarde
Le ciel
De ta peau
D’opale.

LACIS …

 

Lacis de veines,

Et de ravines

Serrées,

Sur dentelles rouges,

De sang contenu,

Qui ne demande

Qu’à pulser,

Bouillonner ,

Donner à boire,

Ses bijoux,

D’or fin,

De peau diaphane,

De musc

Délicat,

De nougat

Sucré.

Poivré,

Aussi.

A s’étouffer …

 

 

 

A croire

Que le bonheur

Existe,

Qu’il est là,

Sous la main,

Qu’il palpite,

Comme un oiseau,

Aux plumes tièdes,

Inespéré.

Croquer,

A pleines dents,

Ses chairs

Goûteuses,

Son jus.

Verjus

D’amour.

Suave.

Goyaves

Mûres

Soleil,

Nié …

 

 

 

A percer

L’ombre

Touffue

Des lointains

Inatteignables.

A vivre

De pleines nuits

De plaisirs

Partagés.

A se gaver

Encore,

Encore,

Tant et plus,

De liqueurs

Précieuses,

De regards fous

Et de baisers

Charnus.

A se gorger

De viande

crue,

Lourdes,

A me ravir,

Fines,

A me désaltérer,

Me graisser,

Les babines,

Retroussées …

 

 

Soupirs,

Discrets,

Fleurs

Écrasées.

Souffles

Mêlés,

Embrasés,

Brûlants.

Secrets

Chuchotés,

Désirs

Cinglants,

Culs

Démontés,

Mains

Enlacées.

Verres brisés,

Souffle

Coupé.

Braises

Enflammées.

Opales

Fondantes …

 

 

 

Nuits

Interminables,

Peaux

Abrasées,

Cuisses

Râpées

A force

D’être frottées.

Coeurs

Exsangues,

Voix

Blanches

Des crèmes

Accueillies.

Corps

Épuisés,

Touffes

Écrasées

Sous le boutoir.

La Loire coule,

Maboule,

Sur les

Draps blancs.

Membres

brisés,

Mains enlacées

Regards

Hagards …

 

 

 

 

Échines

Ployées,

A se damner.

Mon velours.

Amour.

 

MOURIR DANS …

Amour de velours,

Entre tes mains jointes,

Tu tiens la sonde,

Qui cherche au monde,

Qui rode et gronde,

A la ronde

Que tu t’apprêtes,

A danser.

Écervelée,

Déjantée,

Déhanchée,

Tu roules,

Boule de feu,

Ta houle,

Et tes creux,

Ma poule,

M’hypnotisent,

Et me brisent,

Heureux

Comme un chien…

La loutre

De ton cri,

Qui arrache,

A ta gorge,

Ton sucre d’orge,

Au goût de sang

Pulsé,

Résonne,

Sonne

La charge,

Largue les ris,

Au vent hurlé.

Coupé,

Comme l’orge,

Sous la faux,

Qui tranche,

Tes hanches,

En rondelles

De sang

Séché …

Tu murmures

A l’envi,

L’infini

De ton plaisir

Qui veut,

Que le temps,

Hoquette,

S’arrête,

Comme cette langue

Sous ta dent.

Ravi,

Le Navire,

Qui fend

L’estuaire

Charnu

Qui mène

A l’absolu,

Sous le suaire

Dévolu,

A recueillir le fruit.

Crucifix profane

Qui tombe

Au pied

De ta croix …

Hasta la vista,

Mucho te gusta

Chiquita,

Esmerada,

Fine fleur

De mon tabac,

Que je fume

Sous la pleine lune,

Quand le loup

Blanc

De neige,

Hurle

Comme un fou,

A se casser

Les dents,

Se briser les flancs.

Te guette,

Étiquette

Collée,

Sur mon cœur

Navré …

Mourir
Dans les yeux
De ta nuit.

COMME UN JUNKIE …

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La De a vu.

—–

Camé à ma douce,

Comme un pamplemousse

Sans sa pelure

Dure.

Un anchois

Sans sa saumure,

Un bateau

Sans sa voilure,

Une plaie

Sans sa croûte.

Rousse.

Camé à sa mousse,

Comme une aiguille

A sa piqûre,

Une fève

A sa gousse,

Un doigt

A sa bouche,

Une nonne

A ses dentelles,

Une borne

Sous étincelles.

Rebelle.

Camé à ses reins,

Comme un marteau

A son burin,

Un pompon

A son marin,

Un voleur

A ses trousses,

Volent les requins,

Planent les marlous,

Fadas

De ses appâts.

Sa bague

A mon doigt.

En chaire.

Camé à ses seins,

Comme un lichen

A son granit,

Une mèche

A sa dynamite,

Un chaton

A son pompon,

Un coeur

A sa sereine,

Le sang

De mes veines.

Psychopompe.

Camé à ses poires,

Comme Houellebecq

A ses territoires,

Comme ma bouche

A son haleine,

Son cul

A mes reins,

La France

A son histoire,

La Corse

A sa beauté.

Brisée.

Sur les eaux cristallines

Du bassin de ses hanches,

L’Albatros a plané.

Comme un junkie

Sans sa tueuse.

NAPALM …

T’es où, Lou ?

Lou te descend,

Pendue à la corde

A noeud,

Qu’elle pétrit,

Pleines mains,

Et ses seins

Qui roulent,

Sur ta bosse,

Dure,

Haleine chaude.

La maraude,

Tout du long

De mon tronc

Souple liane,

Toi ma came,

Je m’enflamme.

Sous la mangue,

Sarabangue,

Mon cœur tangue,

Écarlate.

Manganate

Dis moi Lou,

Sous ta jupe,

Légère,

Espère,

Qu’en lisière,

La mer,

Bat tes flancs,

Blancs.

Calcaire

Qui croque,

Sous la dent.

 Lou, y es-tu ?

accroché,

A ton cul,

Ça tangue,

Comme à Danang,

Et ça brûle,

La peau

De mon coeur,

Comme napalm,

Dingo.

 Ventricule,

Ta virgule

Glisse,

Sur ma peau,

Elle s’écrase.

Ventouse,

Engloutis,

Moi,

Qui suit beau,

Dans ton rêve,

Bercé.

Sur la grève,

Le vent

Se lève,

La soie

Grège

De ta robe

M’enrobe.

Je gémis,

Dans mon lit.

Pauvre gros

Cachalot.

Je m’enlise

Ta salive

Colle

Ma peau.

De chagrin,

Le chafouin,

Baisse la tête,

Et vomit

Sur ta peau

L’espoir.

Mon exquise …

Je tuerai,

Qui m’empêche,

De plonger,

Dans tes eaux …

Intense,

Constance,

Arrache mes yeux,

Bleus

De rouille.

Napalm,

Tu m’enflammes,

Tue moi …

COMME UN PUITS …

Mon bout de sucre,

Candi,

A fondu,

Sous ma langue.

 

 Il m’a graissé

Les reins,

Comme une offrande,

De miel.

 

 Et de seins,

Gonflés,

Tendus,

Pointés.

 

 A se rompre.

 

 Je m’y suis,

Noyé,

Sans jamais,

Fermer les yeux.

 

 Puis il m’a pris,

Happé,

Tué,

Désossé.

 

 Englouti,

Comme un puits,

Qui gémit …

SEULEMENT …

A l’abricot fondant,

Qui sur sa table,

Pantelant, écartelé,

Suinte,

et se morfond,

Je croque,

En pensée.

Seulement.

 

Sa liqueur d’amour,

Grasse mes lèvres,

Brûle ma langue,

Qui s’affaire,

En pensée.

Seulement.

 

Dans la vallée,

Humide,

Qui le fend,

Un autre

Se régale,

De ces jus

De piment.

J’y aspire.

Seulement.

 

Et je meurs,

Fol amant.

A L’EXTASE, PEUT-ÊTRE …

Très noires sont les eaux,

Quand il s’y glisse,

Et les fend.
Parfait, ligne pure
A la proue effilée,
Il navigue, silencieux,
Au-delà des profondeurs.
Une lame, la pointe,
D’une lance,
Au profond qu’il pénètre.

 —-

 L’émeraude,
s’est faite lapis,
Puis cobalt,
Puis encre insondable,
La lumière a fondu,
Sous les flots épais.
Trace ta route,
Tout sonar éveillé.
Dans tes flancs évasés,
Tu caches la mort
Aiguë, glacée
Inhumaine,
Adorée.

 —–

 Sous marin de la haine
Qui rôde en silence,
Sous les strates empilées
Des vies, depuis l’aube
Des temps effroyables,
Quand la vie balbutiait,
Au sein des étoiles,
Expansées,
Énergies brutes,
Puissantes,
Mortelles.

 —–

 Chairs éparpillées,
En instance de souffle,
Qui gonflaient,
Au silence,
Des espaces sidérants.
Nul n’était.
Les vents terribles soufflaient.
L’avenir à venir,
Lui même ne savait pas,
Ce qu’il serait.
Je, tu ,il,
Imaginés, possibles,
Ni qui, ni quoi,
Pas même rien,
Qu’un silence,
A rompre les tympans.

—– 

 Les tempêtes extrêmes,
Des matières pulsées,
Par le souffle fantastique,
De quelque volonté ?
Le hasard des éléments,
Propulsés dans ce vide,
Si long à se combler.
Les failles, les crêtes,
Les jets coruscants,
Aveuglants, terribles,
Les éclairs surpuissants,
Des folies,
A venir.

—– 

 Pas même Zemon,
En ces temps.

D’avant le temps,
N’aurait pu imaginer,
Tant il n’était pas même,
L’espoir d’une palpitation.

L’atome d’un trognon,
L’ébauche d’un projet,
Encore moins une idée,
Qu’un jour,
Dans sa coque noire,
Parfaitement huilée,
Il me ravagerait.

 —–

 Quartz rose,
Améthyste mauve,
Brillez,
De tous vos feux
A l’extase
Crue,
Échappés.