PIERSAN TOURNE AU SAHDU …

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Sous le regard Persan de La De.

Illustration Brigitte de Lanfranchi, texte Christian Bétourné  – ©Tous droits réservés.

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Piersan, lassé des ors du golfe, s’est envolé,

Vieux tarmo convaincu, sa bécane il a laissée,

Pauvre haridelle, au garage rouillée,

Il l’a durement, sans pleurer, abandonnée,

Pour s’en aller rejoindre deux autres illuminés,

Anciens exacerbés, aux bénéfices voués,

Sur les terres vierges, ils s’en sont, trois, allés,

Sages rishis, saints prajâpahis ont atterri,

Sous le soleil écarquillé, en terre brûlée,

Une vie pauvre, d’ascète, ils ont choisi.

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Piersan, ailes de feu, bel esprit, l’ange,

A quitté la pompe des royaumes étranges,

Las des profits qui dépouillent pauvres êtres,

Veuves ruinées, et grands fastes du paraître,

Faut bien un jour de folie gagner son karma,

Partir, espoir au cœur, oublier falbalas,

Blondes évaporées, hôtels particuliers,

Comme un sādhu, un naja baba, aux marchés,

Sur sa planche à clous pointus, il est va-nu-pieds,

A mendier, psalmodiant de longs et beaux mantras.

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Et tous les beaux émirs, ne savent plus que dire,

Et les grands financiers aux grands yeux aveuglés,

Ne cessent plus, poches vides, de pleurer, de gémir,

Leur si bien bel ami aux idées, le génie

Des plans obscurs, le prélat fou de Luxemburg,

Qui montait de beaux plans lucratifs, lui le pur,

A disparu jour maudit qu’ils étaient partis

Pousser la balle, puter, sur les gazons maudits,

Au bords des rivages tièdes de la belle Miami,

Piersan de Florence leur a faussé compagnie.

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Les trois illuminés coulent des jours heureux,

Au bord du fleuve Gange coulent les eaux de peu …

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