UN MOUSTIQUE.

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Mosquito des Enfers par La De.

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On croirait une sciotte qui vole dans les airs,

Quand la nuit est tombée le moustique surgit

De nulle part ou d’ailleurs, comme une flèche d’ombre.

Personne ne s’en doute, mais Mosquito rugit

Comme un griffon ailé. Il nait de la pénombre

Des marais infestés où règnent les mystères.

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C’est un insecte hargneux, ils se rue sur les chairs

Des êtres dénudés, des enfants aux yeux clairs

Arrachés au sommeil par le vampire ailé.

Il se gorge de sang, un sang gras et salé,

Alors il devient fou, gagné par l’arrogance

Il rugit plus encore, en brandissant sa lance.

Ainsi telle la grenouille qui se prend pour un bœuf,

Mosquito alourdi, par sa soute lesté,

Se pose contre un mur au soleil réchauffé,

Sa digestion est lente, c’est qu’il n’est plus très neuf,

Mais il repart bientôt, ne sachant plus attendre,

 Mosquito le goret sent sa panse se distendre.

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Quand il a fait le plein, au bord de la syncope,

Ses ailes ne portent plus le diptère glouton,

Accroché par les pattes à l’écorce d’un tronc,

Le stryge ridicule a perdu sa superbe

Il meurt en éclatant, sous la langue d’un Serbe.

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Un Gecko des Balkans l’attendait patiemment.