LA POÉSIE EST UNE PUTE …

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Revisitée par La De.

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Illustration Brigitte de Lanfranchi, texte Christian Bétourné  – ©Tous droits réservés.

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Amour perdu de Lilliput,

Caché derrière l’occiput,

Continent blanc, terre de putes,

Filins tressés, toile de jute,

Allons donc voir les prostiputes.

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« Un jour qu’il fait nuit », Desnos

Tient fière main, tendu son os,

Faudrait beau voir que les beaux gosses,

Cheveux huilés ou bien en brosse,

Raclent les culs des basses-fosses.

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La poésie est une pute,

Qui boit à toutes les flûtes,

Rien ne l’effraie, ne la repousse,

Elle illumine même la mousse,

Hardis marins aux lances rousses.

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Sur le fumier, en tas serrés,

Le coquelicot, pétales tués,

Pousse, fleurit, tant bien que peu,

Ferait beau voir, oui nom de Dieu,

Manichéisme, dogme fastidieux !

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Alors je ris, pleure et souris,

Au ciel voilé, printemps pluvieux,

Oiseaux de feu, papier de riz,

Anacoluthe des esprits,

Vienne la paix, meurs, toi mon vit.

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A chaque heure, chaque minute,

A coups de poings, grands uppercuts

Lumière dorée, belles culbutes,

Allons donc voir, foin de disputes,

Tu chantes encore frêle turlute …

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