AU GUI L’AN NEUF!!!

Véronèse. Les Noces de Cana.

 Tous les ans on l’attend.

 Cette année je choisis en Août, la fête à neuf-neuf *.

A minuit les viandes saoules se rouleront des pelles rances, baveuses et aromatisées au Ricard, au Pinard, au Moussard, au Champard, au Montrachard ou à la Cocaïne selon qu’elles seront riches ou misérables, actionnaires ou intérimaires. Dans les rues des Métropoles, des hordes de voitures feront hurler leurs avertisseurs, tandis que d’autres brûleront à la périphérie, «tradition» oblige. Des accidents, des morts, des broyés et des blessés sans nul doute.

La routine.

Sous les cartons, les bâches, les tentes de fortune, au milieu des villes de nulle part, les paumés, les rejetés, les handicapés de la vie et de l’amour des autres, au cœur du cœur de la cour des miracles de l’occident triomphant, boiront à petite gorgées prudentes, des liquides chauds tendus par les mains anonymes, de quelques Saints laïques. La fête battra son plein. Au paroxysme, les homards, les rots, les mets délicats, les liquides subtils, dégorgés en longues vagues brulantes et acides, engorgeront les canalisations trop étroites de nos tout-à-l’égout… quelques heures durant.

Chiens, châs, vaches, cochons, ratons-laveurs, tamanoirs, mille-pattes, de nos agitations du trente-et-un, eux, s’en battent les flancs royalement et vaquent à leurs occupations essentielles. C’est pas les tiques à croquer qui manquent, ni les pâtées à baffrer et encore moins les femelles à saillir. De toutes façons nous les humains, on le leur rend bien. Leurs histoires, on s’en bat les c……s. Parfois «l’inconscience» est superbe quand elle est partagée, comme le miroir et son reflet.

Pour les saillies faut voir quand même…

Les arbres, ça les fait rigoler, eux, qui pour certains passent mille ans. L’hiver, en plus, ils ne font pas les beaux et vivent au minimum. Pas beaucoup de jus dans les troncs. S’agiter toute la nuit sur les musiques minimales et indigentes de vedettes éphémères, ils le voudraient, qu’ils ne le pourraient pas. Un baobab et un séquoia tendrement enlacés sur un sirop dégoulinant!!! Nom de Dion, la fête…

Alors les roches, les cailloux, les pierres, tout ce minéral qui nous fait palabrer à n’en plus finir, ça compte en millions d’années chez eux…Tu parles que les flonflons de nos grandes et grosse bouffes, les litres du vin de leurs copines les vignes qui leur chatouillent les côtes dans le secret des falaises, voir plus sans doute, si affinité, va savoir!!! Ça leur passe laaaargement au-dessus des strates. De toutes façons, ils ne comprennent pas. Entre deux battements de paupières chez eux, c’est à chaque fois Nouvel An chez les agités qui leur marchent dessus, sans même s’excuser, à longueur de Civilisations.

Les cailloux, c’est les Suisses de la Création.

Et la Nave va…

* Rien que pour la rime avec le Gui…

 

EY’AMD’LAOTIJOIECONE…

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