FUCKIN’ PROSERPINE.

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L’enfer des bibliothèques a disparu …

Envolés, Sade, Laclos, Musset, Apollinaire, Bataille, Réage, Genet, Aragon, Jarry, Cleland, Latouche, Al-Nafzâwî, Mirabeau, Kessel. Oubliés Faustine, les 11000, Irêne, Fanny, les Prairies Parfumées, le Portier des Chartreux, et autres Belles de jour et Surmâles. Toutes ces oeuvres, rouges comme des grenades mûres, cachées au coeur de velours noir des rayonnages ordinaires, toutes ces éducations sensuelles, entre les fesses desquelles je plongeais, enfant curieux que j’étais, alors que la nuit sonnait sa moitié, qu’il faisait très chaud entre les fenêtres ouvertes, que l’ombre était chargée des bruits que gomme la journée, ces petits bruits, les intimités obscures qui remontent quand tous les chats sont gris. Le temps d’entre l’enfance et l’âge, le temps des premiers éclairs jetés au fond du lit, le temps des peurs terribles, le temps des désirs incestueux, des émois à la vue d’une nuque, d’un frisottis, ou d’une aisselle humide sous la chaleur de juillet …

Mais les années et les lustres, plus ou moins illuminés, se sont succédé. Comme  les couches empilées d’un tiramisu amer, le temps a passé, les moeurs se sont libérées et contractées à la fois, les jeunes gens, devenus des adulescents, sont élevés au porno charcutier, à la performance sexuelle, au culte du marteau piqueur, à la femme-steak, à la religion de la consommation tous azimuts. Et cet espace des interdits humides, des mystères frissonnants, s’est ouvert à tous vents, pour se déliter, n’être plus qu’un mirage.

« FUCKIN’ PROSERPINE » est un voyage lent, buissonnier, au pays des montées progressives, un regard curieux sur les mystères des êtres, l’exploration émouvante du nuancier des émotions humaines, quand les hasards de la naissance, sculptent, façonnent les corps et les esprits; une histoire des âmes et des chairs exposées aux tempêtes de la vie, aux zéphyrs  passagers qui caressent aussi, parfois; aux rencontres improbables ou lumineuses, aux plaisirs sans limites, à la misère, au malheur, à la joie, aux larmes, aux brèves embellies, aux jouissances salvatrices comme aux douleurs fulgurantes …

Puissent les voyageurs, les voyageuses qui s’égareront en ces lieux ignorés, vivre, au travers de ces pages virtuelles, par la grâce de mes mots et de leurs imaginations conjuguées, le plaisir que je prends à malaxer la langue, si belle, s’en repaître un instant, et passer leur chemin ….

1. PROSERPINE LA GALOPINE … Naissance de Proserpine. Xéresse sa mère.

2. LA DEESSE IMPROBABLE… L’enfance de Xéresse, Mathilde Delamoule et Gracieux.

3. LES PREMIERS ÉMOIS DE GRACIEUX … Affolements, émois, la toilette de Gracieux.

4. LES PETITS JEUX DU DIABLE AU FOND DES BOIS … Les petits jeux des filles, le martyr de Gracieux.

5. ET L’ARNO COULA … Mathilde et Gracieux au bois. Rêverie de Mathilde.

6. MARTIN PAUVRE PÊCHEUR … Les joies de la maison ….

7. LES TANTÔTS DE JOSETTE … A la recherche des plaisirs rares. et voici que Kurt Von bingen …

8.  COMME UNE BÛCHE SOUS LA HACHE … Les plaisirs forts de Josette …

9 . COUPE LA LAME, TAILLE L’ÂME … Le coup de couteau, la surprise de Martin. Le rêve de Gracieux.

10. LES ANGES LE DIMANCHE A LA MESSE … Xéresse, sensualité mystique.

11. GONZAGUE ET LE VAGUE A L’ÂME … Xéresse et le bellâtre.

12. ET C’EST ALORS QUE XERESSE … La première déconvenue.

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